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Blog de l'aappma 'la Gaule Jonzacaise' (17)

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Sécheresse 2011 #2

Article paru dans l'hebdomadaire 'la Haute-Saintonge' du 01er Juillet 2011

Mise au point sur cette période de sécheresse

Suite aux articles parus dans la presse sur l'état des milieux aquatiques, La Fédération Départementale de Pêche et Protection des Milieux Aquatiques par la voix de son président Gilles BRICHET souhaite apporter quelques informations qui s’adressent à ceux qui ne peuvent aller sur le terrain ou consulter les organes officiels et reconnus, tel l’ORE, l’ ONEMA, le BRGM (1) pour constater les difficultés que subissent les milieux aquatiques cette année encore.

On ne peut plus laisser dire n’importe quoi sur le manque d’eau et sur l’état des milieux aquatiques ! Aussi je vous invite à venir constater les difficultés sur le terrain en Saintonge et sur l’ensemble du département…

En cette période de sécheresse exceptionnelle, contrairement aux affirmations non fondées de certains, les milieux aquatiques ne sont pas pris en considération à la hauteur de ce qu’ils devraient ; ils sont tout simplement estimés comme secondaires.

Pour rappel, le fonctionnement naturel de la majorité des cours d’eau ne comporte pas de périodes d’assec. Or à ce jour , dans notre département, nous en sommes à 253 km en assec et 65 km en rupture d’écoulement notamment sur les bassins de la Seugne, de la Seudre, de l’ Antenne et de la Boutonne. Tous ceux qui se complaisent à expliquer que les assecs ont toujours existés, oublient volontairement de préciser que ces évènements étaient ponctuels. Désormais ils sont devenus récurrents et atteignent facilement 5 mois.

Le pont d'Usseau sur le Trefle le 19/06/2011 (photo D. Merle)

Ne pas faire une fixation sur les seuls irrigants, soit. Mais il faut reconnaître que présenter une activité qui consomme jusqu’à 80% de la ressource prélevée comme étant sans incidences sur le milieu, consiste à nier le problème. Ignorer les problèmes ne les a jamais résolu. Dire les choses est important et ne voir que l’agriculture irrigante comme unique victime de la sècheresse est un raccourci bien dangereux. Que dire des ostréiculteurs, et des agriculteurs non irrigants, et des rivières et leurs habitants, et des activités nautiques, sans parler de l’eau potable et du simple citoyen ? En voilà aussi qui souffrent du manque de pluviométrie, et surtout, qui risquent d’être victimes de ces prélèvements.

Et les réserves de substitution me direz-vous ? La Fédération n’y est pas opposée bien qu’elles ne soient pas l’unique solution pour pallier à la situation actuelle. Leur bon fonctionnement nécessite de mettre en place un cahier des charges très précis de la méthode de remplissage et implique sa stricte application, sans cela l’efficacité sera plus que douteuse. Malheureusement, l’actualité récente nous fait craindre à juste titre le non respect des modes de gestion tout comme le sont actuellement les arrêtés préfectoraux.

Enfin, laissez croire que le projet de la Trézence aurait permis au département de ne pas connaître une situation telle qu’aujourd’hui n’est pas très honnête. Quelle incidence aurait eu la Trézence sur l’Antenne, la Seugne ou le Curé ?

 

(1)Observatoire Régional de l’Environnement Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques Bureau de Recherches Géologique et Minières

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