Blog de l'aappma 'la Gaule Jonzacaise' (17)
source : http://www.sudouest.fr/2011/02/11/le-po ... 4-1221.php
Président de la Gaule Jonzacaise, Gilles Brichet préside aussi, désormais,
la Fédération départementale .
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Gilles Brichet, président de la Fédération départementale de la pêche et de l'association
locale la Gaule Jonzacaise. Photo M.-L. G.
C'est sur le site piscicole d'Allas-Bocage, propriété de la Fédération départementale de la pêche que nous avons rencontré Gilles Brichet hier matin, non pas au titre de sa présidence de la Gaule Jonzacaise depuis deux ans, mais en tant que président de la Fédération. Au 1er janvier, en effet, il a succédé à Jacques Fouchier qui a préféré prendre un peu de recul et choisir un poste de vice-président, tout en conservant un mandat national à la Fédération de la pêche en France.
« Sud Ouest ». Quel est le poids de la Fédération aujourd'hui ?
Gilles Brichet. Elle compte 24 associations locales agréées de pêche de protection des milieux aquatiques qui sont des relais précieux sur le terrain et elle regroupe plus de 20 000 pêcheurs. Elle emploie dix salariés à travers deux ingénieurs, un technicien, deux animateurs responsables du pôle halieutique, une secrétaire qui assure également l'accueil au siège de Saintes, un responsable administratif chargé de la communication, deux gardes fédéraux et un pisciculteur en charge de la gestion du site d'Allas-Bocage.
Quelles sont ses principales missions ?
Ce sont les mêmes que celles de ces associations locales, à savoir la promotion de la pêche de loisir tout en s'assurant de la protection des milieux. La Fédération accompagne aussi ces associations dans leurs projets tout autant sur le plan technique que financier. Notamment à travers l'aide au déversement de poissons dans les rivières. Chaque année, le produit de la pêche extraite de la vidange de l'étang d'Allas-Bocage, alimente gratuitement les rivières du département. Cela représente environ 4 tonnes de brochets, black bass, gardons et tanches.
Les plus beaux géniteurs sont conservés à l'étang pour assurer la continuité de la reproduction sur site.
Comment vivez-vous vos nouvelles fonctions ?
Si je n'avais pas été optimiste, je n'aurais pas pris cette charge. La tâche d'un président est lourde mais exaltante car elle demande de relever plusieurs défis. Faire vivre le loisir pêche tout en s'adaptant à son changement. Car à l'heure d'Internet et de la multiplication desloisirs, le pêcheur d'aujourd'hui n'est plus celui d'hier, sentinelle patiente de l'état du milieu. Il est probablement plus sportif, attiré par la côte, les pêches ciblées, même. L'un de nos enjeux est de revenir vers les jeunes, sachant que les fédérations en France, comme ailleurs en Europe, perdent environ 10 % de leurs pêcheurs chaque année. Et pour ce faire il faut notamment développer les ateliers d'initiation à la pêche et à la nature.
Quels sont les principaux grands chantiers de la Fédération ?
Il y a celui de l'organisation de la vente des cartes de pêche sur Internet, par exemple, qui devrait démarrer d'ici à deux ans. On s'y prépare donc. Ce système permettra même d'acheter une carte journalière pour aller pêcher aussitôt, même un jour férié, ce qui n'est pas possible aujourd'hui quand les dépositaires sont fermés. Sinon, la grande nouveauté aujourd'hui, c'est l'arrivée de la carte de pêche interfédérale, permettant d'aller pêcher, avec la même carte à
85 €, dans 70 départements. Aujourd'hui la carte départementale vaut 60 € en Charente-Maritime. Cette réciprocité interdépartementale, interrégionale même, est donc une très belle avancée pour le loisir pêche.
Et en termes de protection des milieux ?
Il ne faut pas se le cacher, certains sites sont en danger dans le département. Pour des raisons de pollution agricole, chimique ou industrielle. Mais aussi pour des raisons de manque d'eau lié au changement climatique ou au pompage inconsidéré. C'est aussi un dossier à suivre de très près car l'équilibre écologique de certains cours d'eau est menacé.